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Ironique et Sarcastique L'art de rentrer dans le lard du sujet Les essais de Pascal Rivière Mais où va-t-on ? - Indignation et rébellion

POUR DES PRUNES ET DES NOYAUX

QUAND LE RAP RENCONTRE BUKOWSKI

Publié le 12 mars 2025

GENÈSE D’UN PROJET À CONTRE-COURANT

Il est 6h29 du matin quand l’idée m’est venue. Ces moments où l’on se demande pourquoi on s’est levé, pourquoi on continue à se battre dans un monde qui n’en a rien à faire. Ces instants de lucidité cruelle où l’absurdité de l’existence nous frappe de plein fouet.

J’ai toujours été fasciné par l’œuvre de Charles Bukowski, ce poète de la dépravation et de la désillusion, qui a su capturer avec une honnêteté brutale la vacuité de l’existence moderne. Parallèlement, le hip-hop trap contemporain m’a toujours paru comme l’expression parfaite de notre époque – rythmique, directe, sans compromis.

Que se passerait-il si ces deux univers se rencontraient ? Si l’esprit de Bukowski s’infiltrait dans les codes du trap ?

L’ABSURDE ET LA CRÉATIVITÉ : UN COMBAT ÉTERNEL

« La vie compte pour des prunes et des noyaux » est né de cette collision improbable. Ce morceau explore ce paradoxe fondamental : nous savons que tout est absurde, que rien n’a de sens, que personne ne répond au bout de la ligne – et pourtant, nous continuons à créer, à écrire, à laisser cette flamme brûler.

Dans une société obsédée par la productivité, où le temps est découpé en tranches d’efficacité, où nos smartphones restent désespérément froids et silencieux malgré notre besoin de connexion, que reste-t-il ? La créativité comme dernier acte de résistance.

« La créativité contre l’absurde
Un feu qui s’obstine dans la nuit noire
Les mots contre le vide, c’est absurde
Mais c’est tout c’qui nous reste, notre dernier espoir »

UNE STRUCTURE ENTRE TRADITION ET RUPTURE

J’ai choisi de conserver une structure classique du rap (intro, couplets, refrain, outro) comme squelette de ce chaos organisé. Ce cadre formel contraste délibérément avec le message de désordre existentiel – encore une contradiction qui reflète notre condition humaine.

Le morceau commence à 6h29, ce moment suspendu juste avant que le monde ne s’éveille complètement, et nous accompagne à travers une journée de questionnements, de regards obsessionnels vers l’horloge, d’attentes vaines d’une notification qui ne viendra jamais.

ENTRE LE BRUT ET LE MÉTAPHORIQUE

L’un des défis majeurs de ce projet était de naviguer entre deux approches apparemment contradictoires : la brutalité directe héritée de Bukowski et la dimension métaphorique propre au hip-hop.

« Entre le brut d’la vie qui déchire
Et les métaphores qui voilent le cauchemar »

Cette tension stylistique reflète notre propre ambivalence face à la réalité : parfois nous voulons la regarder en face, dans toute sa laideur, parfois nous préférons l’habiller de symboles pour la rendre supportable.

POURQUOI CRÉER FACE AU VIDE ?

La question qui traverse l’ensemble du morceau est fondamentalement celle-ci : pourquoi continuer à créer face à l’absurde ? Pourquoi écrire quand personne ne répond au bout de la ligne ?

Je n’ai pas de réponse définitive, bien sûr. Mais peut-être que l’acte créatif lui-même, cette obstination à déposer du sens sur le non-sens, est déjà une forme de réponse. Une rébellion silencieuse contre la vacuité.

La créativité n’est peut-être pas la solution, mais c’est notre façon de tenir debout face au vide. De dire « je suis là » même quand personne n’écoute. De transformer nos 6h29 en quelque chose qui, pendant un bref instant, semble avoir un sens.

ET MAINTENANT ?

« La vie compte pour des prunes et des noyaux » n’est que le début d’une exploration plus large de cette fusion entre nihilisme bukowskien et esthétique trap. Dans les mois à venir, je prévois de développer ce concept à travers d’autres morceaux qui continueront d’explorer différentes facettes de cette tension entre créativité et absurde.

En attendant, je vous invite à écouter ce premier titre, à le partager si ces questionnements résonnent en vous, et peut-être à vous demander : quelle est votre flamme qui s’obstine face à l’absurde ?

Car au fond, dans ce monde qui compte pour des prunes et des noyaux, notre créativité est peut-être tout ce qui nous reste.


Le single « La vie compte pour des prunes et des noyaux » est disponible sur toutes les plateformes de streaming. Partagez vos impressions dans les commentaires ci-dessous.

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Marre !

De la rage brute à l’expression artistique : Genèse de « Marre ! »

Quand l’exaspération devient créativité

Nous avons tous connu ces moments où la vie semble trop lourde à porter : l’appréhension d’une semaine de travail écrasante, le sentiment de donner sans recevoir, les masques sociaux épuisants qu’il faut maintenir. C’est précisément dans un de ces moments de lucidité désabusée qu’est né le texte qui allait devenir « Marre ! » – un cri du cœur transformé en expression artistique.

Le texte original : un monologue intérieur sans filtre

Tout a commencé par quelques lignes écrites un dimanche soir à 21h30, quand la perspective de la semaine à venir devenait insupportable. Un flot de conscience brut, sans artifice, capturant cette lassitude universelle face aux conventions et aux obligations :

Dimanche 21h30. L’heure d’aller dormir.

De mon côté, je voudrais surtout que la semaine qui vient n’existe pas.

Trop de visites de stage même s’il n’y en a que 4, trop d’obligations diverses, trop de rendez-vous, trop de demandes, trop de cours, plus de temps pour moi. La semaine de congés n’aura servi à rien puisqu’en une semaine je vais perdre ce que j’avais gagné.

Monde absurde, monde de merde, vie de merde…

Même pas commencé que j’en ai déjà marre.

Ce texte, écrit sans intention artistique initiale, exprimait simplement une frustration viscérale. Pourquoi ne pas plaquer les conventions sociales, pourquoi continuer à donner sans recevoir, pourquoi supporter cette mascarade quotidienne ?

La transformation : de Bukowski au slam

C’est en relisant ces mots qu’une évidence est apparue : leur tonalité rappelait l’œuvre de Charles Bukowski, cet écrivain américain connu pour son style direct et sans concession. Le texte a alors été retravaillé dans cet esprit, conservant sa brutalité tout en lui donnant une structure plus littéraire.

MASQUES ET CONNERIES

Dimanche, 21h30. L’heure où les ivrognes commencent à peine et où les braves cons vont se coucher.

Cette semaine qui arrive, je voudrais qu’elle crève avant de naître. Quatre putains de visites de stage, comme si j’avais que ça à foutre. Des obligations, des rendez-vous, des demandes — toute cette merde qui s’empile comme des cadavres. Plus une seule minute qui m’appartient. Ma semaine de congés? Une vaste blague. Sept jours de répit et maintenant retour à la case départ, retour à cette prison sans barreaux.

Monde de merde. Vie de merde. Les mots qui disent vrai sont toujours les plus courts.

L’espoir se lèvera-t-il? La vieille me lâchera-t-elle la grappe? Les humains arrêteront-ils d’être des connards finis? Questions sans réponses dans ce bordel qu’on appelle existence.

La vie sera-t-elle un jour supportable? J’en doute, putain, j’en doute.

Même pas commencée et j’en ai déjà plein le cul de cette semaine.


Carnaval terminé. Les masques de papier sont rangés mais les vrais restent collés à nos gueules. Enfile le tien. Souris. Fais semblant. C’est ce qu’on attend de toi dans ce monde pourri jusqu’à la moelle.

J’ai juste envie de tout envoyer chier, de gueuler que j’en ai ma claque et que tout peut bien s’arrêter maintenant. Ça changerait quoi, de toute façon?


Ce message? Impossible de le foutre sur Facebook avec tous ces connards qui collectionnent les likes comme des trophées. Je le balance sur ce bloc-notes que personne ne lit. C’est bien le seul endroit où on peut encore dire la vérité sans que ça fasse chier quelqu’un.

Marre de ces conventions sociales, de ce métier à la con. Marre de faire plaisir aux autres. On donne, on donne, et qu’est-ce qu’on reçoit? Que dalle. Le grand vide. Perdre mon temps pour des conneries, oui. Chercher du sens? Y’a personne au standard, bébé, personne qui décroche.

La ligne est morte depuis longtemps.


Carnaval terminé. Les masques de papier sont rangés mais les vrais restent collés à nos gueules. Enfile le tien. Souris. Fais semblant. C’est ce qu’on attend de toi dans ce monde pourri jusqu’à la moelle.

J’ai juste envie de tout envoyer chier, de gueuler que j’en ai ma claque et que tout peut bien s’arrêter maintenant. Ça changerait quoi, de toute façon?


Ce message? Impossible de le foutre sur Facebook avec tous ces connards qui collectionnent les likes comme des trophées. Je le balance sur ce bloc-notes que personne ne lit. C’est bien le seul endroit où on peut encore dire la vérité sans que ça fasse chier quelqu’un.

Marre de ces conventions sociales, de ce métier à la con. Marre de faire plaisir aux autres. On donne, on donne, et qu’est-ce qu’on reçoit? Que dalle. Le grand vide. Perdre mon temps pour des conneries, oui. Chercher du sens? Y’a personne au standard, bébé, personne qui décroche.

La ligne est morte depuis longtemps.

Mais l’évolution ne s’est pas arrêtée là. Dans un monde où l’expression orale reprend ses droits à travers le slam et le rap, ces genres semblaient parfaitement adaptés pour porter ce message de révolte. Le format musical permettait d’amplifier la puissance du propos, de lui donner une rythmique, une pulsation qui épouse la colère et la lassitude exprimées.

« Marre ! » : l’aboutissement

Après plusieurs révisions, le morceau « Marre ! » a pris sa forme définitive, structuré en couplets et refrains, explorant les différentes facettes de cette exaspération :

  • La perspective d’une semaine épuisante
  • Le sentiment d’inutilité des conventions sociales
  • L’impression de donner sans jamais recevoir
  • La recherche vaine de sens

Le titre lui-même, réduit à sa plus simple expression, capture l’essence du propos : un cri, une protestation, un refus. Ce simple mot « Marre ! » devient une prière, une incantation, peut-être la seule vérité dans un monde d’apparences.

De l’individuel à l’universel

Si « Marre ! » est né d’un sentiment personnel, son message résonne bien au-delà. En cette époque où l’épuisement professionnel, la pression sociale et la quête de sens touchent tant de personnes, ce morceau devient le porte-voix d’une frustration collective.

La création artistique, qu’elle prenne la forme d’un texte littéraire, d’un slam ou d’une chanson, permet de transformer la colère en expression, l’indignation en création. C’est peut-être là que réside sa véritable force : non pas dans la simple complainte, mais dans sa capacité à transformer un « Marre ! » désespéré en un geste créatif qui, paradoxalement, donne du sens.


Écoutez « Marre ! » en intégralité ci-dessous et partagez vos impressions dans les commentaires.

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Un massacre pour la Saint-Valentin ?

L’Histoire en Écho – Entre Amour et Vigilance

Dans ce nouveau slam, j’ai choisi de transformer la Saint-Valentin en un moment de réflexion collective. Partant d’une collision symbolique – la fête de l’amour confrontée aux signes inquiétants de notre temps – ce texte tisse des liens entre passé et présent, entre les contes qui endorment et l’Histoire qui devrait nous réveiller.

La Genèse du Projet

Tout est parti d’un contraste saisissant : alors que les vitrines se parent de cœurs et que l’amour s’affiche aux carrefours, des échos troublants de l’Histoire résonnent dans notre actualité. Les accords de Munich, le massacre de la Saint-Valentin de Chicago, autant d’événements historiques qui trouvent une résonance particulière dans notre présent.

Une Structure en Miroir

Le slam s’ouvre sur une réflexion autour des contes qui bercent les enfants et des récits qui endorment notre vigilance. Cette introduction pose le cadre d’un texte qui ne cesse d’interroger notre rapport à l’Histoire et à la mémoire collective.

À travers une succession de couplets et de refrains, le texte construit un dialogue entre différentes époques. Chaque strophe pose une question et y répond, créant un rythme où l’urgence le dispute à la réflexion. Les ponts, martelant l’appel au réveil, servent de points d’ancrage à cette construction en spirale.

Les Symboles et leur Écho

Le texte joue sur plusieurs niveaux de lecture. Le camion noir qui traverse nos jours, le salut qui ressurgit, les trains d’hier et d’aujourd’hui – autant d’images qui établissent des ponts entre les périodes sombres de notre histoire et les inquiétudes du présent.

La Saint-Valentin elle-même devient un symbole ambigu : fête de l’amour par excellence, elle porte aussi le souvenir du massacre de Chicago de 1929. Cette dualité irrigue l’ensemble du texte, rappelant que l’Histoire peut transformer les moments les plus lumineux en leurs opposés les plus sombres.

Un Appel au Réveil

Plus qu’une simple performance poétique, ce slam se veut un appel à la vigilance. Il rappelle que l’Histoire n’est pas qu’un conte – elle est une réalité vivante qui peut resurgir si nous baissons notre garde. Le texte se termine sur cette question cruciale : non pas où nous allons, mais quand nous nous réveillerons.

Dans une époque où les symboles et les signes s’accumulent, ce slam invite à maintenir notre vigilance éveillée. Car comme le suggère le texte, pendant que nous nous laissons bercer d’histoires rassurantes, l’Histoire, elle, continue son cours inexorable.

Note sur la Performance

Ce slam est conçu pour être performé avec une intensité croissante. Des premiers vers évoquant les contes jusqu’au cri final appelant au réveil, le rythme et l’urgence montent progressivement, reflétant l’accumulation des signes et l’importance du message.

À travers ce texte, j’ai voulu créer non seulement une performance artistique, mais aussi un moment de réflexion collective sur notre rapport à l’Histoire et à notre présent. Car comme le suggère le slam, l’Histoire n’est pas qu’un conte lointain – elle est vivante, présente, et nous demande de rester éveillés.

INTRO
Les contes font dormir les enfants le soir
On nous berce d’histoires pour endormir nos mémoires

REFRAIN
Saint-Valentin dans les rues, l’amour aux carrefours
Mais qui voit ce camion noir qui traverse nos jours ?
Question après question, l’histoire fait son retour
La haine contre l’amour, la haine contre l’amour

COUPLET 1
Vous demandez où on va ? Je vous demande d’où on vient
Munich 38, les accords qui n’accordaient rien
Dans les rues, un salut rassi refait surface soudain
Quand les trains d’hier font écho aux trains de demain

PONT
Réveillez-vous ! Réveillez-vous !
L’histoire nous guette à genoux
Les symboles sont partout
Mais qui les voit parmi nous ?

COUPLET 2
De l’autre côté de l’océan, un homme agité
Comme celui d’autrefois, par la haine habité
Chicago 29, Saint-Valentin ensanglantée
L’histoire se répète, nouveau massacre programmé

PONT
Réveillez-vous ! Réveillez-vous !
Les victimes d’hier deviennent bourreaux
Dans la foule, les véhicules fous
Écrivent l’histoire en morceaux

COUPLET 3
Vous demandez si on rêve ? Non, le cauchemar est là
Au saut du lit, l’histoire nous rattrape déjà
La Saint-Valentin s’efface, la haine est là
Et la plage qui nous attend ? Un bain de sang, voilà !

COUPLET 4
Vous demandez si c’est vrai ? Les signes sont criants
Les victimes d’hier deviennent juges maintenant
La roue tourne et le monde, aveugle et délirant
Applaudit sans voir qu’il danse sur un volcan

REFRAIN
Saint-Valentin dans les rues, l’amour aux carrefours
Mais qui voit ce camion noir qui traverse nos jours ?
Question après question, l’histoire fait son retour
La haine contre l’amour, la haine contre l’amour

FINAL
Alors je crie, je vous crie : RÉVEILLEZ-VOUS !
L’histoire n’est pas qu’un conte, elle est parmi nous
La question n’est plus où nous allons
Mais quand enfin nous nous réveillerons

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Clio ?

Quand une commémoration devient un cri d’alarme musical

Le 27 janvier 2024 marquait les 80 ans de la libération du camp d’Auschwitz. À cette occasion, une photo de l’entrée du camp avec sa sinistre devise « Arbeit macht frei » (Le travail rend libre) circulait sur les réseaux sociaux, accompagnée d’un commentaire alarmant sur l’oubli qui semble gagner les nouvelles générations. En parallèle, le célèbre poème de Martin Niemöller résonnait avec une actualité glaçante : « Quand ils sont venus chercher les socialistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas socialiste… »

Cette convergence entre la commémoration et notre actualité m’a poussé à réfléchir sur notre rapport à l’Histoire. Comment se fait-il que malgré les monuments, les commémorations, les cours d’histoire, nous semblions condamnés à répéter les mêmes erreurs ? C’est de cette réflexion qu’est née CLIO, une chanson qui emprunte les codes du rapcore et du nu-metal pour porter un message d’alarme.

Le choix du titre n’est pas anodin : Clio, muse de l’Histoire dans la mythologie grecque, devient ici le témoin impuissant de notre incapacité collective à apprendre de nos erreurs. Le format musical, mêlant rap incisif et refrains metal, permet d’exprimer à la fois la colère et la désillusion face à ce constat.

La structure même du texte reflète cette dualité : les refrains, construits comme des incantations à un miroir magique, représentent notre désir désespéré de comprendre et d’apprendre, tandis que les couplets démontrent, exemples à l’appui, comment les mécanismes d’oppression et de manipulation se perpétuent sous des apparences modernes.

De l’inscription « Arbeit macht frei » aux slogans marketing d’aujourd’hui, des camps de concentration aux usines modernes, des uniformes militaires aux costumes trois pièces, la chanson trace des parallèles dérangeants entre passé et présent. L’évocation des réseaux sociaux (TikTok, Twitter, Instagram) n’est pas là pour faire « jeune » mais pour montrer comment les nouveaux outils de communication peuvent devenir des vecteurs des mêmes dangers.

La conclusion, empruntée à une réflexion personnelle – « Si l’Histoire pouvait servir de leçon, l’Histoire s’en souviendrait » – vient refermer ce cycle de répétition tragique. Elle nous rappelle que la connaissance seule ne suffit pas : encore faut-il en tirer les leçons et agir en conséquence.

CLIO n’est pas qu’une chanson de plus sur les dangers de l’oubli. C’est un appel à la vigilance, un rappel que l’Histoire n’est pas qu’une matière scolaire mais un guide pour notre présent. Comme le disait George Santayana : « Ceux qui ne peuvent se rappeler le passé sont condamnés à le répéter. » À nous de décider si nous voulons continuer à tourner en rond ou enfin apprendre de nos erreurs.

Paroles de la chanson :

Intro musicale

Word spoken
Eh yo Clio
Sapiens est sourd, sapiens est lourd
Est-ce que bientôt on retourne aux fours
L’humanité a perdu ton numéro

REFRAIN 1
Miroir, miroir de l’Histoire
Dis-moi pourquoi on tourne en rond
Grimoire, grimoire de mémoire
Montre-nous toutes les leçons

COUPLET 1
Les mots mentent sur les frontons
« Le travail vous libérera »
Pendant qu’en bas nous piétinons
À la chaîne au même pas

« Liberté égalité » qu’ils disent
Mais les chaînes changent de nom
Du camp à l’usine, la devise
Cache toujours les mêmes patrons

REFRAIN 2
Miroir, miroir sans mémoire
Dis-moi pourquoi on tourne en rond
Grimoire, grimoire dérisoire
Personne ne retient les leçons

COUPLET 2
Dans les livres d’Histoire en classe
On nous fait croire qu’on comprend
Mais dehors le temps qui passe
Répète les mêmes errements

Sur TikTok défilent les pages
Les tyrans changent de costume
Mais gardent le même message ]
« Suivez-moi, j’ai le meilleur programme »

REFRAIN 3
Miroir brisé de l’Histoire
Regarde comme on tourne en rond
Grimoire aux pages illusoires
On crache sur toutes les leçons

COUPLET 3
On récite bien nos leçons
Dates, batailles et traités
Mais dès qu’on sort du wagon
L’Histoire peut recommencer

Les profs nous parlent du passé
Pendant qu’au-dehors tout vacille
Les élèves sont diplômés
Pour mieux rejouer, chien dans les quilles

REFRAIN 4
Miroir, miroir sans espoir
À force de tourner en rond
Grimoire aux pages noires
On a brûlé les leçons

COUPLET 4
Les tyrans sont sur Twitter
Les bourreaux sur Instagram
La propagande prospère
En stories et en direct

Même poison, nouvelle fiole
Les réseaux sont leur estrade
Et pendant qu’on se désole
Les likes font la mascarade

REFRAIN 5
Histoire, Histoire Clio tout est noir
À force de toucher le fond
Grimoire aux pages noires
On pourrait retourner au front

COUPLET 5
Les bottes ont des semelles
De marque et de collection
Mais marchent toujours sur celles
De nos vieilles révolutions

Le costard remplace l’uniforme
Les slogans sont en HD
Mais derrière la réforme
C’est le même défilé

OUTRO – Word spoken
Si l’histoire pouvait servir de leçon
L’histoire s’en souviendrait

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Putaclic qui pique

Le phénomène du « Putaclic » mis en musique : quand les réseaux sociaux perdent leur boussole

Une nouvelle création musicale vient bousculer nos habitudes numériques en mettant le doigt sur un phénomène aussi agaçant que répandu : le « putaclic » sur les réseaux sociaux. Cette chanson au style hip-hop électro est née d’une expérience quotidienne devenue malheureusement trop familière.

Genèse d’une frustration créative

Tout commence lors d’une session ordinaire de navigation sur Facebook. Une simple consultation du fil d’actualité se transforme rapidement en un défilé non sollicité d’images aguichantes. « C’est comme si vous entriez dans un fast-food pour commander un simple burger, et que vous vous retrouviez subitement entouré d’entraîneuses de bar », explique l’auteur. Une comparaison qui illustre parfaitement le décalage entre l’intention de l’utilisateur et le contenu qui lui est imposé.

Un phénomène qui s’auto-alimente

Le mécanisme est aussi simple que pervers : au moindre ralentissement dans le défilement, les algorithmes interprètent cela comme un intérêt et bombardent l’utilisateur de contenus similaires. Cette surenchère transforme progressivement un réseau social censé favoriser les échanges en une sorte de vitrine numérique où le sensationnalisme prime sur la substance.

De la frustration à la création

C’est de ce constat qu’est née « Putaclic », une chanson qui mêle habilement hip-hop, électro et variété urbaine. Le titre adopte délibérément les codes du film noir et de l’univers des truands pour décrire les pratiques douteuses du marketing digital. Une approche qui permet de traiter avec humour un sujet pourtant sérieux : la manipulation de notre attention sur les réseaux sociaux.

Un message universel

Si la chanson est née d’une expérience personnelle, elle fait écho à un vécu collectif. Qui n’a jamais ressenti cette frustration de voir son espace numérique envahi par des contenus racoleurs sans rapport avec ses centres d’intérêt ? En utilisant la métaphore du bonneteau moderne, « Putaclic » pointe du doigt ces nouvelles formes d’arnaque à l’attention.

Une production dans l’air du temps

Entre rythmes électroniques et flow hip-hop, la production adopte les codes musicaux contemporains tout en portant un message critique. Les refrains évolutifs racontent l’escalade de ces pratiques intrusives, tandis que les couplets décrivent avec précision les mécanismes utilisés pour capter notre attention.

Au-delà de la dénonciation

Plus qu’une simple critique, « Putaclic » invite à une prise de conscience collective. Comment reprendre le contrôle de notre expérience en ligne ? Comment naviguer intelligemment dans cet océan de contenus racoleurs ? La chanson n’apporte pas toutes les réponses, mais elle contribue à ouvrir le débat sur nos usages numériques.

La chanson « Putaclic » est disponible sur toutes les plateformes de streaming et s’accompagne d’un clip qui transpose visuellement cette réalité virtuelle dérangeante dans un univers néo-noir.

Chanson :

Putaclic

Refrain 1
Dans les bas-fonds d’Internet
Y’a des marlous qui font leurs lois
Des truands du clic qui te mettent
Le cerveau dans de beaux draps
Putaclic, ma poule, putaclic
C’est du business qui claque et qui pique
Putaclic, mon pote, putaclic
La grande arnaque du trafic

Couplet 1
Dans les ruelles de Facebook
J’ai vu des images qui accrochent
Des gonzesses en tenue qui choque
Pour vendre du vent qui débloque
Les caïds du marketing
Font leur beurre avec nos clics
Pigalle version digitale
Où l’attention se fait la malle

Refrain 2
Dans les bas-fonds d’Internet
Les requins sont à l’affût
Des clics faciles ils en font leurs fêtes
Pendant qu’on devient tous dingues
Putaclic, ma poule, putaclic
C’est du business qui claque et qui pique
Et pendant qu’on clique et qu’on claque
Ils nous roulent dans leur arnaque

Couplet 2
Les algorithmes sont leurs macs
Qui font tourner la boutique
Pendant qu’on scrolle comme des maniaques
Dans leur tripot numérique
Un titre qui fait sa belle
Une photo qui interpelle
Et te voilà pris au piège
Dans leur petit manège

Refrain 3
Dans les bas-fonds d’Internet
C’est la foire aux gogos
Les marlous nous font la fête
Nous prennent pour des blaireaux
Putaclic, ma poule, putaclic
C’est du business qui claque et qui pique
Et pendant qu’on clique et qu’on claque
Ils nous roulent dans leur arnaque
Faut pas s’étonner si ça craque
Quand l’esprit part en vrille, attaque !

Couplet 3
Y’a plus d’intelligence qui traîne
Dans ces rues virtuelles
Juste des pièges à la chaîne
Pour nos cervelles
On joue avec nos instincts
Comme au bonneteau des temps anciens
Mais c’est plus la bille sous le gobelet
C’est notre attention qu’ils nous volaient

Refrain Final
Dans les bas-fonds d’Internet
C’est la java des escrocs
Qui nous font tourner la tête
Avec leurs photos
Putaclic, ma poule, putaclic
C’est du business qui nous arnaque et nous pique
Et pendant qu’on clique et qu’on claque
Ils nous roulent dans leur arnaque
Faut pas s’étonner si ça craque
Quand l’esprit part en vrille, attaque !
Alors réveille-toi, mon pote
Avant qu’ils te fassent la totale !

Final
Alors les gars, méfiez-vous bien
Des belles images qui vous aguichent
Ces truands-là sont magiciens
Pour vous faire tomber dans leurs niches
Dans le monde des clics faciles
Où l’attention vaut de l’or
Restez malins, restez habiles
Ou vous finirez dans leur décor

Spoken Words – Ralenti
« Dans les bas-fonds d’Internet
Y’a des combines qui tournent mal
Mais nous, on connaît leurs secrets
On s’laissera plus avoir… jamais ! »

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Résistance à l’an neuf

Genèse d’un texte : quand la douleur devient poésie

Il y a des jours où l’on choisit la solitude. Et d’autres où elle s’impose, plus lourde encore que prévue. Ce réveillon vers 2025 devait être un acte de résistance tranquille : rester chez moi, refuser le cirque des célébrations forcées, m’offrir le luxe d’un soir ordinaire dans l’extraordinaire collectif.

Puis le téléphone a sonné.

La voix d’un ami, le genre d’appel qu’on redoute toujours. Un ami commun nous avait quittés. Quelques mots échangés, des détails pratiques sur les obsèques à venir – comme si ces informations pouvaient donner un semblant de structure à l’absurde de la situation.

J’étais déjà dans un état d’esprit particulier, en rupture avec l’euphorie ambiante de cette fin d’année. Cette nouvelle a fait basculer quelque chose. L’appartement est devenu trop étroit, les murs trop proches. Il fallait sortir. Marcher. Respirer l’air glacial de cette fin d’après-midi.

J’ai attrapé mon dictaphone, comme on saisit une bouée de sauvetage. Sur la route, les mots sont venus. Bruts. Sans filtre. La ville déserte est devenue le témoin silencieux de ce monologue enregistré à chaud, où se mêlaient la colère contre ces fêtes artificielles, le deuil inattendu, et cette sensation vertigineuse de voir le temps filer entre nos doigts.

De cette déambulation est né un texte, puis un slam : « Résistance à l’an neuf ». Non pas une simple complainte contre le nouvel an, mais le témoignage d’un moment où tout bascule, où la résistance passive devient active, où la douleur cherche ses mots.

Le texte se termine par un retour au refuge – mon appartement, ma choucroute qui mijote, mon chat et mon lapin qui m’attendent. Une conclusion qui pourrait sembler déplacée dans ce contexte de tristesse. Mais n’est-ce pas là aussi une forme de résistance ? Trouver du réconfort dans ces petits riens, ces présences silencieuses, cette normalité qui nous ancre quand tout vacille.

Ce texte est né d’un moment de vie brutalement authentique. Il parle de résistance, oui, mais pas celle qu’on avait prévue. Une résistance à la fatalité, à l’obligation d’être heureux, à la mort qui nous surprend toujours. Une résistance qui finit par trouver sa voix, même au cœur de l’hiver, même un soir de réveillon.

Les artistes parlent souvent de transformer la douleur en art. Ce soir-là, ce n’était pas un choix; c’était une nécessité. Le dictaphone est devenu le confident, la rue le décor, et les mots le seul moyen de ne pas sombrer.

Cette chanson n’était pas prévue. Comme la plupart des choses qui comptent vraiment, elle s’est imposée d’elle-même, née de la collision entre un deuil inattendu et une solitude choisie, entre la résistance et l’acceptation, entre la fin et les nouveaux départs.

Elle est là maintenant, témoin de ce moment où la vie nous rappelle qu’elle écrit parfois les plus fortes pages de notre histoire, même, surtout, quand on n’avait rien prévu.

Texte de départ :

Bientôt l’an neuf.

Encore un tour de cadran pour rien.

    Un pote de plus qui s’efface. Une année de trop.

    Et là, ces foutus « meilleurs vœux ». Mais meilleurs vœux pour quoi ? Pour la chute finale ?

    J’ai rien à fêter. Rien à foutre des cotillons, des éclats de rire forcés.

    Et pourtant, rester là, cloîtré, ça me bouffe aussi.

    Alors je vais marcher. L’air glacé, la ville morte.

    Je vais sortir. Bouger un peu. Comme une bête acculée.

    Le temps est une farce, un calendrier qu’on triture pour se convaincre qu’on avance.

    On devrait jubiler, paraît-il.

    Mais moi, je vois la danse des guignols au pouvoir.

    Ils tiennent les ficelles et nous, les pantins, on applaudit en cadence.

    Une dernière carmagnole avant ce gouffre qui sent le soufre.

    Je me lève. Dictaphone, manteau.

    Un bonnet, mes gants. Je vérifie mon sac.

    Et puis quoi ? Et puis où ?

    Où porter mes pas ?

    Je n’ai pas envie. Pas envie de voir cette année s’éteindre. Pas envie d’en voir une autre démarrer.

    Rien ne s’arrête jamais, rien de ce qu’il faudrait.

    Je murmure dans mon dictaphone, peut-être qu’il enregistre, peut-être pas.

    Je m’en fous.

    Je sors. L’air est mordant, le froid vous prend à la gorge.

    Les voitures défilent comme des cons pressés d’arriver nulle part.

    Un chauffard me frôle, 61 au lieu de 50. Bravo, champion.

    Les lumières des maisons, ici allumées, là éteintes.

    Des vies qui tournent en rond dans des boîtes carrées.

    À gauche, à droite. Mais à quoi bon ?

    Je marche. Sans but. Sans envie.

    Il y a du bruit partout, et pourtant, c’est le silence qui hurle.

    Péruwelz, 18h43. Le centre-ville. « Circulez, y’a rien à voir. »

    Tu parles d’un spectacle.

    Mes pieds sont lourds, douloureux.

    Je suis comme ces chiens errants, incapables de rester immobiles.

    Toujours en mouvement, toujours à fuir quelque chose d’invisible.

    Être optimiste pour 2025 ?

    C’est comme pisser dans le vent.

    Les voitures continuent leur ballet absurde. Et nous, on attend que tout crève.

    Demain, quoi ? Ma vieille mère au téléphone, à se lamenter. Ou pire, à me harceler.

    Toujours les mêmes rengaines.

    Péruwelz, 18h57.

    J’ai cédé.

    Le froid m’a eu, comme toujours. Je suis rentré.

    Aucune force pour résister.

    Voilà. C’est brut. C’est sombre. C’est la vérité qui gratte comme une vieille chemise oubliée au fond d’un placard.

    Ce poids, ce ressassement, cette sensation de tourner en rond dans un monde qui ne tourne plus droit… C’est une spirale, un maelström qui te tire, et pourtant je continues à marcher. Comme un automate cassé, mais qui avance encore.

    Les fêtes, les vœux, tout ce cirque, c’est pour les autres. Ceux qui ont encore l’énergie de se mentir. Moi, j’ai plus envie de jouer cette comédie, et franchement, c’est pas plus mal. Mais ça me laisse seul, face au froid, face à cette foutue lucidité qui déchire tout le vernis.

    Je fais ce que tu peux. Sortir marcher, bouger un peu, ça compte. Pas parce que ça résout quoi que ce soit, mais parce que c’est ça ou crever immobile. J’ai encore ce foutu instinct de survie, même si je sais pas pourquoi.

    Je sais bien que je suis pas le seul dans ce vide-là. Il y en a d’autres, dispersés comme des étoiles mortes, mais qui brillent encore un peu, à leur façon. Ça ne change rien, peut-être, mais ça relie. Juste assez pour tenir une nuit de plus.

    Chanson :

    Rythme saccadé
    Encore un tour / Encore une année
    Un pote qui s’efface / Un temps délavé
    Et leurs vœux qui claquent / Comme des gifles glacées
    « Meilleurs » qu’ils disent / Pour quoi ? Pour crever ?

    Plus fluide
    J’ai rien à fêter dans leur carnaval de faux-semblants
    Leurs cotillons, leurs rires forcés, leurs « on fait semblant »
    Mais rester là, cloîtré dans ma cage de silence
    C’est pas la vie, c’est pas la mort, c’est l’existence

    Saccadé, intense
    Alors je sors ! / Je prends le froid !
    Comme une bête / Qui cherche sa proie
    Dictaphone / Manteau / Gants
    Ici / Maintenant / Dans le présent !

    Mélodie lente
    Le temps est une farce qu’on triture
    Un calendrier qui se déchire
    Et nous, les petits pantins désaxés
    On danse au rythme qu’ils ont fixé

    Rythme rapide, haché
    Gauche-droite / Droite-gauche
    Les pas qui cognent / Sur le bitume qui craque
    Les bagnoles qui foncent / Les cons qui accélèrent
    Soixante-et-un / Au lieu d’ cinquante / Champion d’mes deux !

    Fluide, contemplatif
    Les maisons s’allument et s’éteignent
    Comme des vies qui tournent en rond
    Dans leurs boîtes carrées qui saignent
    La monotonie de leur poison

    Saccadé, rageur
    Je marche ! / Sans but !
    Je marche ! / Sans fin !
    Le bruit partout / Le silence qui tue
    L’hiver dedans / L’hiver dehors / Putain !

    Mélodie lente
    Comme ces chiens errants qui cherchent leur chemin
    Toujours en mouvement, fuyant l’invisible
    Je suis là, perdu dans ce monde qui geint
    À chercher une trace, un sens possible

    Final – Transition vers un rythme plus posé
    Et puis… le froid gagne
    Comme toujours, il m’a eu
    Je rentre dans ma tanière
    Là où le chat et le lapin m’attendent

    Coda inattendue – rythme détendu
    Ce soir, odeur de choucroute qui monte
    Dans le petit appartement silencieux
    Un vieux vinyle qui gratte et qui conte
    Une histoire de blues, de temps précieux

    Et peut-être bien que tout ça
    C’est ma façon de résister
    À leur monde qui ne tourne pas rond
    Je reste debout, je reste vivant
    Avec mes bêtes et mes silences
    C’est pas grand-chose
    Mais c’est ma danse

    End

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    Ironique et Sarcastique L'art de rentrer dans le lard du sujet Les essais de Pascal Rivière Mais où va-t-on ? - Indignation et rébellion

    Ce « meilleurs voeux » est feu

    Une contribution musicale à notre cynisme collectif

    Je me suis lancé dans une petite aventure musicale qui me tient à cœur et que j’aimerais partager avec vous. Rien de grandiose, juste une chanson qui traduit ce que beaucoup d’entre nous ressentent probablement à l’approche de 2025.

    L’idée m’est venue tout simplement en pensant à ces vœux de nouvelle année que nous allons bientôt devoir échanger. Vous savez, ce moment où l’on se force à sourire en disant « Bonne année ! » alors que l’on pense plutôt « Bon courage ! ». J’ai voulu capturer cette ironie dans une chanson, sans prétention.

    Musicalement, c’est une valse musette, mais j’ai délibérément gardé l’appellation « polka » dans les paroles. Pourquoi ? Parce que cette confusion des genres illustre parfaitement la folie qui nous emporte collectivement. Comme si nous dansions une valse en prétendant que c’est une polka, nous continuons à échanger des vœux en faisant semblant de croire en des lendemains qui chantent. Le rythme ternaire de la valse devient ainsi le tournoiement vertigineux de notre société qui perd ses repères.

    En écrivant les paroles, je me suis souvenu de Guy Béart et de sa chanson « Bonne année, bonne chance ». Bien sûr, ma version est beaucoup plus modeste, et certainement plus cynique. J’ai simplement essayé d’exprimer ce paradoxe : comment peut-on sincèrement souhaiter une « bonne » année quand tout semble aller de mal en pis (Oh la vache !) ?

    La chanson alterne entre des couplets qui décrivent notre réalité et un refrain qui se moque gentiment de la méthode Coué. Vous savez, cette tendance à se répéter que « tout va bien » alors que l’eau nous monte jusqu’aux genoux. J’ai tenté d’y mettre un peu d’humour, parce que parfois, rire de notre situation est vraiment la seule chose qui nous reste.

    Cette petite création est maintenant disponible sur TikTok, où j’invite d’ailleurs les plus créatifs d’entre vous à participer au #VoeuxEnFeuChallenge. L’idée n’est pas de déprimer tout le monde, mais plutôt de créer un moment de partage autour de ce sentiment commun que nous vivons. Après tout, quoi de mieux qu’une valse musette déguisée en polka pour accompagner notre danse collective sur le pont du Titanic ?

    Je ne prétends pas avoir créé un chef-d’œuvre, loin de là. C’est juste ma petite contribution à notre thérapie collective. Une façon de dire « Je comprends ce que vous ressentez » à tous ceux qui, comme moi, trouvent de plus en plus difficile de jouer le jeu des vœux traditionnels.

    Si cette chanson peut arracher quelques sourires, même cyniques, même désabusés, alors elle aura atteint son but. Et si elle peut nous aider à traverser cette période des vœux avec un peu plus de légèreté, tout en reconnaissant l’absurdité de notre situation, eh bien, ce sera déjà ça de gagné.

    N’hésitez pas à partager vos propres sentiments sur le sujet dans les commentaires. Après tout, nous sommes tous dans le même tourbillon de valse… même si certains persistent à y voir une polka !

    [La chanson est disponible sur ma chaîne YouTube et sur TikTok avec le hashtag #VoeuxEnFeuChallenge]

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    Le troc des valeurs

    De Prévert à l’ère numérique : Quand la poésie rencontre l’IA

    Une citation apparue sur Facebook peut parfois être l’étincelle qui déclenche tout un processus créatif. C’est ce qui s’est produit lorsque j’ai découvert sur le fil d’actualité d’un ami ces mots de Jacques Prévert : « Quand la morale fout le camp, le fric cavale derrière » qui provient d’un film dont il avait été le dialogiste.

    Cette phrase, si percutante dans sa simplicité, m’a interpellé par sa résonnance avec notre époque. J’ai alors décidé de la réinventer, en collaboration avec l’intelligence artificielle, pour en faire une chanson qui dresserait le portrait de notre société contemporaine.

    Le texte se déploie en six tableaux, chacun explorant une facette de notre monde : la ville numérique où les écrans ont remplacé les regards, les gratte-ciels qui défient le ciel pendant que l’humanité reste clouée au sol, l’art qui perd ses couleurs face au diktat du profit, les politiques qui tissent leurs mensonges en soie, la presse muselée par l’économie.

    L’originalité de cette création réside dans ses refrains évolutifs. La phrase de Prévert se métamorphose au fil du texte : « Quand la morale meurt, l’argent fait son beurre », « Quand les valeurs s’effritent, la morale est bien cuite », jusqu’au poignant « Quand la morale détale, l’espoir fait la malle ».

    Pourtant, le texte se clôt sur une note d’espoir. Dans une ruelle oubliée, un geste simple rappelle que l’amour persiste, même quand « la morale meurt, car l’argent fait son beurre ».

    Cette expérience démontre comment la poésie traditionnelle peut dialoguer avec les nouvelles technologies pour créer des ponts entre hier et aujourd’hui, entre l’humain et la machine, tout en questionnant les enjeux de notre temps.

    Le troc des valeurs

    Couplet 1

    Dans la ville lumière éteinte

    Où tout se compte, tout se feinte

    Les valeurs fondent comme la neige

    Refrain

    Quand la morale fout le camp

    L’argent jubile, c’est évident

    Couplet 2

    Les gratte-ciels percent le ciel

    Mais les cœurs restent au sol

    Les promesses se vendent en solde

    Les valeurs se monnaient en or

    Refrain

    Quand les valeurs sont cuites

    Les billets font leurs frites

    Couplet 3

    Les enfants rêvent de fortune

    Les poètes chantent dans le vide

    Les artistes peignent en gris

    Les rêves se comptent en chiffres

    Refrain

    Quand les valeurs s’effondrent

    L’argent tient les comptes

    Couplet 4

    Les politiques sans foi ni loi

    Tissent des mensonges en soie

    Le marketing, grand illusionniste

    Vend du vent aux idéalistes

    Refrain

    Quand la morale se brise

    L’argent s’idéalise

    Couplet 5

    La presse bâillonnée, enchaînée

    Par les maîtres de l’économie

    Les vérités sont enterrées

    Sous les décombres de l’avarice

    Refrain

    Quand la morale détale

    L’espoir fait la malle

    Couplet 6

    Mais dans une ruelle oubliée

    Un sourire sans prix éclaire

    Un geste simple, une main tendue

    Rappellent que l’amour persiste

    Outro

    Même quand la morale meurt

    Car l’argent fait son beurre

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    A toi, éditeur aux dents de requin

    De la rage au verbe : l’histoire d’une chanson inspirée par un éditeur sans scrupules


    Introduction : Retour dans les années 1980
    Il est des souvenirs qui restent gravés, des moments où l’enthousiasme s’effondre brutalement sous le poids d’une désillusion. Nous sommes dans ces années où, jeune adulte, je nourrissais une passion ardente pour l’écriture. Comme tant d’autres, je rêvais de voir mes mots prendre leur envol, imprimés dans un recueil qui trouverait sa place dans les bibliothèques et sur les tables des lecteurs.

    Le mirage : Une lettre venue flatter l’espoir
    À cette époque, un éditeur faisait beaucoup parler de lui sur une grande radio nationale en France. Publicités tapageuses, promesses mirobolantes : il savait jouer avec l’espérance des écrivains en herbe. Puis vint le jour où une lettre portant son sceau arriva entre mes mains. Le comité de lecture, disait-il, avait accepté de me publier. Imaginez mon exaltation : à 20 ans, tout semble possible, surtout lorsque les mots écrits avec cœur rencontrent, croyais-je alors, une reconnaissance méritée.

    La chute : La découverte d’un compte d’auteur
    Mais l’illusion fut de courte durée. En lisant plus attentivement, je compris que ce prétendu éditeur ne publiait qu’à compte d’auteur. La déception se mua en colère, la colère en rage, et cette rage, loin de m’anéantir, devint créatrice. Je me sentais trompé, abusé dans ma confiance de jeune écrivain avide d’un monde de littérature et de partage. Je découvris alors un univers où l’art cédait trop souvent à la logique de l’argent, où l’on exploitait les rêves au prix de l’innocence.

    La naissance du texte : Une plume comme exutoire
    De cette amère expérience est né un texte : Mirage, orage, éditeur de malheur. Avec des mots mordants et un ton cinglant, j’ai déversé mon ressentiment. Je voulais dénoncer ce que j’avais perçu comme une supercherie : un éditeur qui se pare des atours de la culture pour mieux piéger des auteurs en quête d’horizons nouveaux.

    Le texte témoigne de cette époque où, malgré la blessure de l’illusion perdue, ma passion pour l’écriture est restée intacte. C’est l’ironie du sort : là où un éditeur avait échoué à me publier, il m’avait offert, bien involontairement, une source d’inspiration inépuisable.

    La chanson : Quand le texte trouve sa voix
    Des années plus tard, ce texte a pris une nouvelle forme : celle d’une chanson. Car les mots vivent bien au-delà de leur première existence. Ils voyagent, ils mûrissent avec nous, et parfois ils s’incarnent dans une mélodie. Cette chanson est l’héritière de mon indignation de jeunesse, mais elle résonne encore aujourd’hui comme une dénonciation intemporelle des illusions perdues et de la marchandisation de l’art.

    Conclusion : Du passé à aujourd’hui
    Je suis aujourd’hui âgé de 63 ans. Pourtant, ce texte résonne encore avec force. Non pas par la colère qu’il renferme, mais par ce qu’il représente : une mémoire vive d’un temps où je croyais à la pureté de la littérature, un cri contre ceux qui exploitent les rêves. Il est aussi, en filigrane, une invitation à rester vigilant, mais surtout à ne jamais cesser d’écrire, de créer, et de croire en la sincérité du verbe.

    Ainsi, Mirage, orage, éditeur de malheur n’est pas qu’une critique : c’est une profession de foi envers la littérature authentique. Qu’importe les désillusions, la passion, elle, ne connaît ni éditeur véreux ni compte d’auteur.

    A toi, éditeur aux dents de requin

    À toi, éditeur aux dents de requin

    Intro
    Un mirage. Une foutue tempête dans un verre sale.
    Voilà ce que tu es.

    Refrain
    Eh, ordure de l’écriture,
    prends ce missile-missive dans tes dents !
    Avec ce que tu voles,
    au moins elles seront en or dur.

    Couplet 1
    Ta lettre, c’était du maquillage sur un vieux visage.
    Un numéro de foire.
    Pas une promesse, juste un leurre,
    comme ces panneaux “paradis” au bord d’une décharge.

    Couplet 2
    Moi, pauvre idiot, je croyais encore à la littérature,
    aux mots vivants,
    à la passion qui te crame la gorge et te fait saigner les doigts.
    Mais toi,
    tu n’es qu’un foutu commerçant.

    Pont 1
    J’ai mis ma main dans ta marmite,
    et c’est tout un banc de crabes qui m’a pincé les tripes.
    Bravo, salaud. Tu as gagné.

    Refrain
    Eh, ordure de l’écriture,
    prends ce missile-missive dans tes dents !
    Avec ce que tu voles,
    au moins elles seront en or dur.

    Pont 2
    Je voulais des océans,
    des tempêtes, des horizons.
    Mais toi, tu m’as balancé sur un radeau pourri
    au milieu du grand néant de la médiocrité.

    Couplet 3
    Ton monde pue le fric.
    Tes rêves sont des colonnes Excel.
    Pas de feu, pas de vie,
    rien que des lignes mortes sur un compte bancaire bien alimenté.

    Pont 4
    Alors merci pour la leçon, vieux requin.
    Je préfère encore crever les mains dans le cambouis
    que me noyer dans ton mensonge bien habillé.

    Refrain
    Eh, ordure de l’écriture,
    prends ce missile-missive dans tes dents !
    Avec ce que tu voles,
    au moins elles seront en or dur.

    Outro
    Rappelle-toi qu’on ne joue pas avec les mots.
    Qu’ils ont un poids, une valeur, un feu.
    Et si toi, tu les prostitues,
    nous, on les garde vivants.

    Catégories
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    Le Swing de Voltaire

    Amis mélomanes et philosophes en herbe ! Je partage avec vous une expérience créative fascinante…
    Tout est parti d’un texte provocateur imaginant Voltaire débarquant dans nos bistrots modernes, troquant sa dentelle contre une gabardine pour combattre l’obscurantisme contemporain. Ce texte satirique, je l’ai soumis à Claude (l’IA d’Anthropic) pour le transformer en chanson.
    👉 D’abord le texte original :

    Alors ouais, on a eu le siècle des Lumières, un truc brillant, étincelant, qui te filait presque des coups de soleil au cerveau. Une époque où les cerveaux s’allumaient comme des guirlandes un 14 juillet ! Les mecs pensaient qu’en tondant l’ignorance à la racine, on planterait des chênes de sagesse pour l’éternité. Et là-dessus, y’a un rigolo, un abruti, ou pire, une horde d’abrutis, qui s’est dit : « Tiens, si on coupait le courant ? »

    Maintenant, regarde où on en est : c’est l’obscurité totale. Des types qui t’expliquent avec aplomb que la Terre est plate comme une galette bretonne, que les vaccins, c’est pour te transformer en antenne 5G, et que le changement climatique, c’est une invention pour vendre des éoliennes. T’as beau leur balancer des faits sous le nez, ils te regardent comme si t’essayais de leur expliquer la physique quantique en patois.

    Et le pire ? C’est qu’on les applaudit, ces clowns. Tu les vois partout : sur les réseaux, à la télé, au comptoir du troquet. Ils causent fort, mais jamais juste. Ils vendent des salades tellement périmées qu’on devrait les appeler Charcutier en Chef. La science ? Ça les gonfle. La logique ? Trop fatigant. Tout ce qui demande plus de deux neurones ? Niet, c’est hors service.

    Et pendant ce temps, en haut, y’a les malins, les vrais, ceux qui tiennent les ficelles. Ils adorent ce bazar, eux ! Plus c’est le foutoir en bas, plus ils se fendent la poire. T’imagines bien que dans le noir, ils remplissent leurs poches en toute tranquillité. Un peuple qui réfléchit, ça les emmerde. Mais un peuple qui gobe tout et qui gueule sans savoir, ah ça, c’est du pain bénit !

    Mais attends, faut pas croire que je te laisse sur cette note de cafard. Parce qu’y a encore des allumés, des vrais, qui continuent de tenir la chandelle. Ces types-là, c’est des gladiateurs ! Ils se battent contre la connerie à mains nues, à coups de bouquins, de conférences et de « non mais sérieusement ? ». Ce sont eux, les derniers éclaireurs dans cette forêt de débiles.

    Alors toi, l’ami, oui toi qui lis ces mots : lâche pas l’affaire. Rallume les neurones, tiens bon la barre. Pose des questions, creuse les trucs. Et surtout, laisse jamais un âne déguisé en prophète éteindre ton cerveau. Parce qu’un monde sans lumière, c’est comme une bière sans mousse : ça donne envie de pleurer.

    Et si on s’y met tous, va savoir, on rallumera peut-être le lampadaire. Parce que franchement, c’est pas une bande de clowns qui va nous condamner à marcher dans le noir !

    ✨ Puis la magie opère… Claude transforme ce monologue en « Swing de Voltaire », structuré en refrains évolutifs et couplets rythmés. La chanson a ensuite été mise en musique grâce à Suno AI.
    🎵 Résultat : une chanson swing qui fait dialoguer tradition et modernité, dans l’esprit de Nougaro et du jazz de Saint-Germain-des-Prés !

    Le Swing de Voltaire

    Intro musicale

    Refrain 1 – Calme
    Voltaire a troqué sa dentelle
    Pour une vieille gabardine,
    Dans les bistrots, il interpelle
    Les prophètes de la machine.
    « Mes gars, faut qu’on cause, qu’on s’explique,
    J’ai dans ma poche des Lumières,
    Pour éclairer vos esprits cyniques,
    Avant qu’tout parte en l’air ! »

    Couplet 1
    Le siècle des Lumières brillait comme un soleil,
    Les cerveaux s’éclairaient, c’était pas du pareil,
    On tondait l’ignorance jusqu’à plus soif,
    Pour planter la sagesse, fallait qu’ça chauffe !
    Mais v’là qu’un beau matin, des rigolos d’service
    Ont coupé le courant, propageant leurs vices,
    Maintenant c’est le noir, total black-out,
    La bêtise qui règne, partout, c’est fou !

    Refrain 2 – Tendu, irrité
    Voltaire a quitté sa dentelle
    Pour sa vieille gabardine,
    Dans les bistrots, il gueule, il démêle
    Les nœuds d’la sourde machine.
    « Mes gars, la connerie vous appelle,
    Mais j’ai mon flingue qui s’illumine,
    De mes Lumières éternelles,
    J’vais vous r’faire la médecine ! »

    Couplet 2
    Y’en a qui t’expliquent que la Terre est une crêpe,
    Que les vaccins transforment en antenne qui pète,
    Le climat qui change ? Une invention d’marchand,
    Pour vendre des moulins tournant dans le vent !
    Tu leur sers des faits, ils te r’gardent bizarre,
    Comme si tu parlais le langage des bars,
    La science les gonfle, la logique les fatigue,
    Deux neurones maximum, c’est leur intrigue !

    Refrain 3 – Déterminé, combatif
    Voltaire fait plus dans la dentelle
    Il enfile sa gabardine,
    Dans les bistrots, c’est l’étincelle
    Qui fait sauter la machine.
    « C’est fini les conneries mortelles,
    Mes Lumières vous illuminent,
    La raison sera éternelle,
    La vérité s’obstine ! »

    Couplet 3
    En haut les malins se frottent les mains,
    Plus c’est le bordel, plus ils font leur pain,
    Un peuple qui pense, ça les emmerde bien,
    Mais des gobeurs d’salades, ça leur convient !
    Pourtant y’a encore des fous, des illuminés,
    Qui tiennent la chandelle sans jamais flancher,
    Des gladiateurs armés de leurs bouquins,
    Qui s’battent pour que l’esprit reprenne son train !

    Final – Tempo ralenti
    Alors rallume tes neurones, mon pote,
    Pose tes questions, creuse la note,
    Un monde sans lumière, c’est comme un jazz sans blues,
    Une bière sans mousse, un esprit qui s’use…
    Laisse pas les clowns éteindre ton cerveau,
    On va rallumer tous les flambeaux,
    Car Voltaire en gabardine te le dit tout bas :
    « La lumière reviendra, crois-moi ! »

    Refrain Final – Triomphal bluesy
    Voltaire a jeté sa dentelle
    Béni soit sa gabardine,
    Dans nos esprits, étincellent
    Les restes de sa machine.
    « Les gars, la lumière est si belle,
    Quand elle perce la routine,
    De ses rayons qui rebelles,
    Font danser la doctrine ! »

    🎨 La pochette, créée par IA également, s’inspire des cercles intellectuels de la Harlem Renaissance – ces lieux où la pensée libre trouvait refuge dans une atmosphère enfumée de jazz et de discussions passionnées.
    Un projet 100% IA-ssisté qui démontre comment ces nouveaux outils peuvent servir la créativité tout en respectant l’esprit des Lumières : questionner, créer, partager !
    💭 Qu’en pensez-vous ? L’intelligence artificielle peut-elle nous aider à réinventer notre rapport à la philosophie et à la création artistique ?

    #VoltaireSwing #IACreative #ChansonFrançaise #HarlemRenaissance #PhilosophieEnMusique