Catégories
Ironique et Sarcastique L'art de rentrer dans le lard du sujet Les essais de Pascal Rivière

Élucubrations bouclées

Une chanson pour ce Dieu qui sonne trop souvent à la porte !

Il y a des refrains qui vous collent à la peau plus que certains dogmes. Celui de « Préchi-précha du curé… » m’est venu un jour, à 20 ans, comme une fulgurance ironique face à un sermon de trop. Depuis, il m’a accompagné comme un petit diable rieur sur l’épaule, me soufflant à l’oreille chaque fois que la foi prétendait m’embrigader, ou que le doute me donnait envie d’y croire malgré moi.

Croyance et incroyance n’ont jamais cessé de se battre en duel chez moi, mais dans le vacarme de cette joute intérieure, j’en oubliais une chose essentielle : la spiritualité n’a pas besoin de Dieu pour exister. Il y a des mystères plus profonds que les récits sacrés, des silences plus éloquents que les prêches, et des âmes en quête sans pasteur ni prêtre.

Et puis, un matin — comme un symbole — les témoins de Jéhovah ont sonné à ma porte.
Encore.
Mais cette fois, c’était la goutte divine de trop.
Tant Jéhovah la cruche alla à la porte… qu’à la fin, il se casse. Et moi, j’ai ouvert non pas à leur message, mais à une chanson : Élucubrations bouclées.

Un électro-swing pour exorciser les sermons, un cabaret de souvenirs absurdes, de prêtres fossilisés et de serpents trop stylés. Une boucle poétique où le rire devient un rempart, et le swing, une manière de tenir debout dans le désert.

Cette chanson, c’est un clin d’œil aux figures religieuses qui ont jalonné ma vie, mais aussi une déclaration d’amour à la pensée libre, à l’ironie salutaire, et à la fidélité à soi-même.

Alors frappez, si vous voulez… mais sachez que je n’ai cure des fadaises. Et que chez moi, la foi n’entre pas sans passer par le filtre du swing.