
Au cœur de l’heure bleue, l’instant se fige et pense,
Toits et briques s’estompent, en nuances de silence,
Le ciel, une toile où l’or et l’ombre s’épousent,
Solstice d’hiver, quand le jour court s’efface et repousse.
Les fenêtres éclairées, des yeux qui dans l’obscur veillent,
Chuchotent des secrets, des rêves qu’elles éveillent,
Dans le froid qui s’installe, la chaleur des foyers s’invite,
Et l’espoir, en douce, dans chaque cœur s’abrite.
L’heure bleue nous parle d’un temps suspendu,
Où chaque étoile qui brille semble être entendue,
Un souffle, un murmure, l’âme de l’hiver qui frissonne,
En ce 21 décembre, la nuit le jour pardonne.